En tant que League Manager (LM), vous êtes responsable de la bonne santé de votre ligue, et dans une ligue compétitive, attendez-vous à ce que certains essaient d’améliorer leur roster par tous les moyens possibles. Cela peut passer une lecture attentive des règles du jeu dans les FAQ du site (par exemple sur ESPN, le choix de ne pas conserver tous ses keepers à l’intersaison), mais les participants peuvent aussi essayer de vous la faire à l’envers. C’est pourquoi il est important d’anticiper et d’établir des règles simples, compréhensibles et justes. C’est dans ce contexte qu’on a définit, pour nos ligues Keeper et Dynasty, la « Rookie Rule ».

Le contexte

A l’inter-saison, les sites de Fantasy NBA font une pause et ré-ouvrent au 1er juillet. A cette date, n’importe quel joueur peut se connecter et faire évoluer son roster. Cela passe par des trade et des picks dans la Free Agency. Mais au 1er juillet, la draft NBA (la vraie) a eu lieu, et la Free Agency voit son effectif complété des rookies draftés par les équipes NBA. Aussi techniquement, rien n’empêche une équipe de pick Andrew Wiggins ou Julius Randle dès le 1er juillet ! Laissez passer ça et votre draft aura beaucoup moins d’intérêt. Les rookies seront récupérés « gratuitement » et éventuellement tradés au cours de l’été. Bad move.

De la même manière, lors de la draft, si un joueur n’a pas conservé tous ses keepers, il aura de facto le premier choix de la draft. L’ordre de la draft dans le cadre d’une Keeper League ayant pour objectif d’équilibrer une ligue d’une saison sur l’autre, laisser ce joueur drafter un rookie va à l’encontre de l’esprit de la draft.

La règle

La « Rookie Rule » dit donc ceci : un rookie ne peut être obtenu que lors du premier tour officiel de la draft de la saison où il rejoint une équipe NBA. Cela permet donc d’éviter qu’il soit pick dans la Free Agency lors de l’été, et d’éviter qu’un petit malin bypass l’ordre de la draft pour récupérer une perle avant tout le monde.

Notez également que la mention « de la saison où il rejoint une équipe NBA » permet, par exemple, d’appliquer la règle non seulement pour un joueur comme Andrew Wiggins (annoncé comme le futur LeBron James), mais également pour Nikola Mirotic qui a été drafté en 2011 mais qui n’a toujours pas enfilé le maillot des Bulls.

La sanction

A toute règle enfreinte, une sanction peut s’appliquer. Expérimentée sur 2 ligues et après 3 saisons, la règle s’est avérée suffisamment claire, simple et juste pour n’avoir jamais été contestée. Elle n’a par conséquent jamais été enfreinte. Pour le principe, on a choisi une sanction : si vous enfreignez la Rookie Rule, le LM peut choisir n’importe lequel de vos keepers et le remplacer par Shaquille O’Neal. C’est suffisamment dissuasif, et la touche d’humour permet de faire passer gentiment la pilule.

Gérer les auto-picks

A nouveau, il est difficile de tout contrôler, et l’un des problèmes à la draft est l’autopick : quand un joueur n’est pas présent à la draft, c’est l’application qui prend le relais, et choisit la plupart du temps le meilleur joueur disponible. Que se passe-t-il si le premier joueur disponible est un rookie et que le joueur en auto-pick n’a pas sélectionné tous ses keepers ?

Le cas est arrivé la saison dernière, et on s’en est rendu compte lors du quart d’heure précédent la draft, et la solution est venue d’un membre et non du LM : puisque l’on ne peut pas empêcher l’outil de choisir automatiquement un rookie (disons Wiggins) avant tout le monde, le rookie sera automatiquement échangé avec le meilleur joueur suivant dans la liste de l’outil. Ainsi, l’équipe qui souhaitait récupérer Andrew Wiggins doit drafter le joueur qui le suit dans la liste, et le LM procèdera automatiquement à l’échange à l’issue de la draft.

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