Les trades, c’est un métier. Certains y vont au feeling, certains font des tableaux comparatifs, certains font les deux, mais beaucoup font n’importe quoi. Les trades, c’est avant tout une négociation, et dans ces cas là, mieux vaut être armé. Voici quelques conseils pour bien aborder vos trades, et regarder attentivement ce à quoi les autres ne font pas attention.

Trouver ce dont vous avez besoin (tous les deux)

Avant toute chose, l’important est de savoir de quoi vous avez besoin. Quelles stats devez-vous renforcer ? Dans quelles stats êtes-vous trop fort ? Ensuite seulement, parcourez les équipes de votre ligue, et trouvez celles qui correspondent le plus à vos besoins mutuels.

Vu des stats: vous ne pourrez pas échanger Larry Sanders à l’équipe qui a déjà Serge Ibaka, JaVale McGee et Roy Hibbert. Pour une question de position pour commencer. Et parce qu’il n’a absolument pas besoin de ce que vous lui proposez.

Vu des postes: vous n’accepterez probablement pas un échange incluant Derrick Rose si c’est votre seul meneur.

Vu des blessés: combien de fois a-t’on proposé un joueur blessé, alors qu’il y en a déjà 3 sur le bench ? Trop. Prendre un 4e blessé sur son bench, c’est la perte de toute flexibilité sur son roster. Et la possibilité d’une défaite au prochain matchup, ou l’émergence du besoin de dropper un joueur pour justement ne pas le perdre. Bad move.

Vu des matchups: il joue le FG%, REB, BLK, TO et PTS et rencontre une équipe qui mise sur les même stats ? Attendez quelques jours avant de lui demander un pivot.

Valeur vs. Utilité – Le concept du win-win

Les team managers ont tendance à regarder les rankings et à comparer les stats des joueurs lorsqu’il font un trade, et c’est normal. Mais si récupérer Roy Hibbert vous permet de passer un palier sur 3 stats en laissant un joueur ayant une plus grande valeur sur des stats où vous êtes en avance, vous êtes gagnant quand même.

Vous avez DeMare DeRozan, James Harden et Kevin Martin dans votre équipe ? A moins d’avoir des lanceurs de brique dans votre équipe, vous êtes trop fort en FT%. Vous avez beaucoup à gagner à échanger l’un des trois, même contre un joueur ranké plus bas.

Deux joueurs de valeur égale apportent des stats différentes,et dans une équipe, ça change tout

Buy low, sell high

La règle d’or de la Fantasy. C’est une évidence mais passer à côté aurait été une faute professionnelle. C’est aussi parce que c’est une évidence que l’on ne va pas s’éterniser dessus.

Sell high : Stephen Curry cartonne mais vous avez peur qu’il se blesse ? C’est le moment. Luis Scola joue 30 minutes parce que David West est blessé ? GO ! Omri Casspi joue titulaire au poste 4 en posant des stats correctes mais Houston a perdu ses 5 derniers matches ? Faut y aller.

Buy low : Danny Granger est (encore) blessé et n’est pas sûr de commencer la saison, après quasimment un an sans jouer ? Target spotted. Jeremy Lin est dans une mauvaise passe et Patrick Beverley joue plus de minutes que lui, mais Houston a perdu ses 5 derniers matches ? C’est parti (mais Houston ne perdra pas 5 matches de suite, mets un commentaire si tu tiens le pari)

Quelques astuces de sioux (no offense)

Enfin, voici quelques facteurs qui peuvent faire pencher la balance un peu plus en votre faveur.

Connaître ses adversaires : quoiqu’on dise, on est tous des fans de basket dans ce jeu. Et qui dit fan dit joueur préféré. Vous vendrez toujours plus cher Tim Duncan à un de ses fans qu’à un de ses détracteurs. Tout à fait le genre des joueurs spectaculaires. Blake Griffin, si tu m’entends. 

Des stats plus dures à évaluer que d’autres : certaines stats, comme les rebonds, les passes, les turnover ou les steals sont délivrées tel quel, des moyennes par match. Les pourcentages en revanche, sont en général plus difficile à lire, simplement parce qu’il s’agit de moyennes pondérées par le nombre d’essai. Un joueur qui tire à 50% vous apportera beaucoup plus s’il shoot 15 fois par match que 10. Car les pourcentages sont des valeurs relatives, et au final, c’est la moyenne qui compte, et non la somme.

Déplacer les joueurs dans son roster : il aura fallu du temps pour trouver cette astuce (3 saisons dans 3 ligues différentes). Consciemment (ou non), les managers ont tendance à mettre leurs meilleurs joueur dans leur 5 majeur, et les moins bon derrière. Le banc, bien sûr, sur le banc. Et bien après avoir réalisé quelques tests, on vous le dit : mettez le même meneur en titulaire (PG), et vous en tirerez plus que si vous le mettez dans vos spots de remplaçants (G, G/F). On ne parle pas de milles et de cents, mais c’est le détail qui peut faire la différence. De la même manière, si vous voulez vous séparer d’un joueur sur votre banc, n’hésitez pas à le mettre sur votre bench pendant que vous essayez de l’échanger.

Tenir compte du calendrier : combien de matches reste-t-il à jouer au joueur que vous visez, et à celui auquel vous êtes prêt à renoncer ? Ce sont les stats moyennes qui sont affichées, mais c’est le total sur un matchup qui compte. Regardez ça sur la durée et non sur un matchup, et vous en saurez déjà plus que 90% des joueurs de fantasy.

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